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Crises chinoises : quatre dénis et un entêtement

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la dernière chronique de David Baverez “Soleil levant” pour l’Express, publiée le 18 avril dernier dans sa version digitale. https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/chine-crises-sanitaire-economique-geopolitique-les-impasses-de-xi-jinping_2171668.html Crises chinoises : quatre dénis et

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CA 36 – La "sortie" des investissements : quels risques?

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Après deux années de tâtonnements, les investissements chinois à l’étranger sont repartis en forte hausse à partir de 2010 et 15 % des entreprises ont choisi l’Europe. L’opacité de ces IDE est préoccupante – leurs trois destinations mondiales principales étant les îles Vierges britanniques, les Caïmans et le Luxembourg – et surtout rend difficile toute analyse de leur impact. Il existe aussi des inquiétudes chinoises quant au manque de compétences techniques et commerciales de leurs entreprises, au manque d’expérience du marché ou de l’environnement légal dans lequel elles doivent s’inscrire. Ce numéro aborde aussi la signification politique de cette « sortie » chinoise. Pour contourner ces difficultés, les entreprises chinoises tendent à s’appuyer sur des réseaux relationnels en gestation, ou sur un soutien diplomatique lié au caractère très centralisé de l’économie chinoise. Une problématique qui amène nécessairement celle de la protection des intérêts chinois à l’étranger, entre projection militaire et « soft power ». Ce numéro pose aussi la question de la transformation de ces investissements sur la durée. L’évolution des IDE chinois est présentée par nos sources comme linéaire, allant de l’acquisition de contrats à l’international ou l’établissement de filiales, à de nombreuses fusions-acquisitions, pour enfin tendre vers la prise de participations.
C’est aussi dans cet esprit de moyen, voire long terme, que se place notre rubrique « en décalage », centrée sur les débats qui ont suivi à Taïwan la proposition par Ma Ying-Jeou de signer un accord de paix avec la République populaire de Chine. Face au pragmatisme du président, l’opposition souligne qu’un accord de paix entre les deux rives ne peut avoir la valeur d’un traité international qui reviendrait in fine à ce que la RPC reconnaisse l’existence de la République de Chine à Taïwan comme un État de plein droit. Au-delà de la campagne électorale animée qui aboutit à une victoire du président sortant Ma, cet article donne le ton des débats à venir et pose la question des possibilités d’avancement des négociations sur la base d’un statu quo bancal.

 

Sommaire

– DOSSIER : LA “SORTIE” DES INVESTISSEMENTS: QUELS RISQUES?

Le récit d’un échec: l’autoroute chinoise en Pologne

La “sortie” des firmes chinoises: de l’économie au politique

La diversité des stratégies d’investissement

Comment réduire les risques politiques?

REPÈRES

La politique chinoise vis-à-vis de la péninsule coréenne et la relance des pourparlers à six

Les urbanistes chinois à la conquête des villes africaines

L’enjeu de la terre: luttes de pouvoir entre gouvernement central et gouvernements locaux

“Modèle du Guangdong”: vers de véritables ONG?

La transparence des budgets administratifs: un enjeu politique

DÉCALAGE

Un accord de paix qui rabaisserait Taiwan?