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Crises chinoises : quatre dénis et un entêtement

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de la dernière chronique de David Baverez “Soleil levant” pour l’Express, publiée le 18 avril dernier dans sa version digitale. https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/chine-crises-sanitaire-economique-geopolitique-les-impasses-de-xi-jinping_2171668.html Crises chinoises : quatre dénis et

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Compte-rendu – Élections à Singapour : « démocratie illibérale » ? Enjeux officiels et officieux à court et à long terme – Dr. Eric Frécon

Singapore (2)

Compte-rendu de la table ronde n°8 du 15 juillet 2019 de l’Observatoire Asie du Sud-Est.

Avec le Dr. Eric Frécon (Asia Centre / Irsem)
Compte-rendu par Pierre Ferrebeuf

Le destin politique de Singapour importe, non seulement pour la région, mais aussi pour la France. Or, des inflexions notables, aussi bien diplomatico-sécuritaires que socio-politiques, pourraient avoir lieu à l’occasion des prochaines élections législatives – pas encore officiellement annoncées – et qui devraient être suivies par le départ du Premier ministre Lee Hsien Loong (en poste depuis 2004 et fils du fondateur de la République de Singapour Lee Kuan Yew).
S’agissant de l’Indopacifique, la cité-Etat se trouve au coeur du noyau régional. Elle officie comme hub maritime et aérien, bénéficie du plus important budget de la défense au sein de l’ASEAN, sans compter son soft power et sa capacité à dicter l’agenda régional via ses médias, universités (où se forment les élites de la région) et think tanks (levier essentiel des réunions Track 2). Sa posture diplomatique – « amie de tous », propre aux micro-Etats – la place habituellement entre États- Unis et Chine, aussi bien, on l’a vu en 2018, qu’entre États-Unis et Corée du Nord. Singapour s’imagine même régulièrement comme ‘honest broker’ régional, d’où sa politique envers le conflit maritime en mer de Chine du Sud.

  • Synopsis
  • Introduction
    • Problématique
    • Méthodologie
  • L’importance des élections à venir pour Singapour… et la France
    • D’un point de vue structurel : hard, soft et smart powers
    • D’un point de vue conjoncturel : un « sentiment » de transition amorcée en 2011
  • Une dynamique politique quasi-imperceptible, parfois à contre-courant, ou alors cadrée
    • Raisons structurelles : une opposition mécaniquement muselée sur tous les fronts
    • Raisons conjoncturelles : un pays sous contrôle depuis la crise de 2008 et les élections de 2011
  • L’heure des débats (post-)post-coloniaux et de la génération post-miracle asiatique
    • Nouvelle donne à l’échelle nationale
    • De premières indications à l’échelle régionale ?
  • Conclusion
  • Questions & Réponses
    • Bibliographie introductive