Auteur de la note

Dr. Arnaud Leveau

Arnaud Leveau est président d’Asia Centre. Il a plus de 25 ans d’expérience pratique dans la région Indo/Asie-Pacifique dans l’industrie (Airbus, Danone, Sciaci), les affaires gouvernementales, le conseil stratégique et la recherche en relations internationales. Il a notamment été à de nombreuses reprises le sherpa du groupe Airbus au Dialogue de Shangri-la à Singapour. Il est titulaire d’un doctorat en science politique de l’École normale supérieure de Lyon sur la politique étrangère sud-coréenne.

Il a travaillé au sein de plusieurs centres de recherche asiatiques, comme l’ASEAN Studies Center de l’université Chulalongkorn (Thaïlande), le Center for South East Asia Asian Studies de l’université de Kyoto (Japon) ou de l’Institute for East Asian Studies de l’université de Sogang (Corée du Sud). Ses travaux ont notamment reçu le soutien de la fondation de Corée et la Société Japonaise pour la promotion de la science (JSPS). Il a également été directeur-adjoint de l’Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine à Bangkok (IRASEC, MEAE – UMIFRE 22).

Il est membre depuis 2010 du comité de lecture du groupe de réflexion Asie21 (Futuribles) et a participé à la création de l’Observatoire Asie-Pacifique de la Fondation Jean Jaurès. Il est l’auteur de nombreuses publications sur la péninsule coréenne, la Thaïlande, l’Asie du Sud-Est, les questions de sécurité et de défense dans la région Indo-Pacifique. Il enseigne le monde des affaires en Asie à l’université Paris Dauphine PSL (M212).

Autres analyses

Les billets d’Asia Centre | Thaïlande : une urne, trois serrures • Dr. Arnaud Leveau

Les billets d'Asia Centre 2026 #1 | Thaïlande : une urne, trois serrures • Dr. Arnaud Leveau, président d'Asia Centre

[Asia Unfiltered 2026 #1] « Thaïlande : une urne, trois serrures » • Dr Arnaud Leveau, président d’Asia Centre, publie un nouveau billet d’humeur, suite aux élections en Thaïlande ; conséquence à la dissolution du parlement par le premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, le 12 décembre 2025.

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Il existe des contrées où les élections marquent des ruptures, tracent des horizons ou augurent de nouvelles ères. Et puis il y a la Thaïlande, un pays où les scrutins semblent suivre le rythme d’un métronome institutionnel : prévisibles dans leur calendrier, codifiés dans leur rituel, mais souvent incapables de rompre le cycle des crises politiques qui les précèdent et les suivent.

Le 8 février 2026, les Thaïlandais retourneront aux urnes, convoqués par un Premier ministre qui a préféré dissoudre l’Assemblée plutôt que d’affronter un vote de défiance. La scène est connue, presque rituelle. Les caravanes électorales sillonnent les provinces, les promesses économiques fleurissent sur les réseaux sociaux, les visages familiers de la politique locale réapparaissent. Pourtant, derrière cette mécanique démocratique bien huilée, plane l’ombre d’une question plus profonde : à quoi sert de voter quand le système semble avoir déjà décidé des limites de ce qui est possible ?

Sommaire du billet :

  • Une tragédie en trois actes
    • Anutin Charnvirakul et l’art du réalisme conservateur
    • Le Parti du Peuple : les héritiers frustrés
    • Le Pheu Thai et le crépuscule des dynasties
  • L’économie : les limites du modèle
  • La société : fractures générationelles et quête d’identité
  • Au-delà du scrutin : les gardiens de l’ordre établi
  • La dimension régionale
  • Des changements imperceptibles

 

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