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Jean-Baptiste Monnier

Jean-Baptiste Monnier, PhD

En tant qu’exécutif dans l’industrie du software, Jean-Baptiste Monnier a passé 13 ans en Chine (Beijing et HK) comme Senior VP en charge des Opérations Asie et Émergents chez Bentley Systems Inc (NASDAQ:BSY). Il a aussi passé 14 ans aux Etats-Unis, et 3 ans à Londres.

JB Monnier est diplômé d’un PhD à Illinois Tech de Chicago en Aerospace Engineering, et il est aussi diplômé d’un eMBA à HEC Paris. JB Monnier est Vice-Président d’Asia Centre, et il est membre du réseau Ashoka qui supporte des entrepreneurs sociaux en France et à l’étranger.

Elodie Papin

Elodie Papin est responsable process dans une grande compagnie
d’assistance et a travaillé sur des projets de tarification en Chine et en
Corée. Elodie Papin est titulaire de deux masters ; l’un en actuariat de l’ENSAE
et l’autre en sécurité internationale, spécialité Asie, à SciencesPo Paris. Dans
le cadre de sa formation à SciencesPo Paris, son sujet de mémoire portait
sur « Huawei et la 5G : quel compromis pour l’Europe entre sécurité nationale
et stratégie commerciale ». Elle est secrétaire générale d’Asia Centre depuis
juin 2025. Elle se concentre sur l’économie, la défense et la géopolitique du
numérique.

Autres analyses

IPv6+ : comment la Chine fragmente Internet en 2 mondes et capture le Global South • Jean-Baptiste Monnier, PhD & Elodie Papin

Couverture de la publication Asia Centre "IPv6+ : comment la Chine fragmente Internet en 2 mondes et capture le Global South" par Jean-Baptiste Monnier, PhD, et Elodie Papin, présentée sur une brochure verte et un écran de smartphone, avec un fond illustrant un réseau numérique et des circuits électroniques.

IPv6+ : comment la Chine fragmente Internet en 2 mondes et capture le Global South

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Dans cette analyse, Jean-Baptiste Monnier, PhD, Vice-Président d’Asia Centre, et Elodie Papin, Secrétaire générale d’Asia Centre, examinent la stratégie chinoise de normalisation du protocole IPv6+ et ses conséquences pour la gouvernance mondiale d’Internet.

Les auteurs retracent le parcours de la gouvernance technique d’Internet, structurée autour du modèle « multi-parties prenantes » porté par l’IETF, l’ITU-T et l’ETSI. Ils exposent ensuite les tentatives chinoises successives de faire adopter un protocole alternatif : la proposition, puis le rejet par l’IETF, du projet « New IP » entre 2015 et 2020, puis l’échec de la tentative de légitimation d’IPv6+ auprès de l’ITU lors de la WTDC-22 de Kigali en 2022, où les États-Unis, l’Union Ecuropéenne, 55 autres pays et l’ensemble des registres régionaux d’adresses IP ont voté contre son intégration aux résolutions internationales.

Après cet échec diplomatique, Pékin change de stratégie. L’analyse détaille le déploiement unilatéral domestique accéléré par le Ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information, et l’exportation d’IPv6+ vers le Global South via Huawei et la Digital Silk Road, avec des déploiements documentés en Afrique du Nord, en Afrique subsaharienne et dans plusieurs conférences régionales en Asie-Pacifique, en Amérique Latine et en Asie Centrale.

Sur le plan technique, les auteurs reviennent sur l’extension APN (Application-aware Networking), qui permet l’inspection du contenu des paquets, ainsi que sur les perspectives d’intégration avec la 6G et l’intelligence artificielle, deux développements qui posent la question d’une surveillance du trafic Internet à une échelle inédite.

La dernière partie de l’analyse porte sur les conséquences stratégiques de ce choix technologique : dépendance technologique, contrôle des données, levier politique et risque de fragmentation d’Internet. Elle aborde aussi les pistes de réponse européennes, dont l’initiative Global Gateway, dotée de 300 milliards d’euros.

asiacentre.eu