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Jean-Yves Colin

Jean-Yves Colin

Ancien élève de l’École Nationale d’Administration, Jean-Yves Colin a été en poste à la Direction du Trésor, où il a notamment occupé la fonction de Conseiller Financier auprès de l’Ambassade de France au Japon (1987-1990). Il a ensuite rejoint le Groupe Crédit agricole, a été directeur général délégué́ de la filiale de gestion d’actifs, désormais connue sous le nom d’Amundi, et directeur de la conformité́ de Crédit agricole S.A. Depuis son départ de ce groupe bancaire en 2013, Jean-Yves Colin a rejoint Asia Centre, où il est membre du conseil d’orientation et expert Asie du Nord.

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Démarrage tumultueux des relations de Mme Takaichi avec la Chine : un mois de tension croissante

Jean-Yves Colin, chercheur à Asia Centre spécialiste du Japon et de la péninsule coréenne, publie une nouvelle brève quant aux relations sino-japonaises. Cette brève (2025 n°14) « un mois de tension croissante », fait suite à la brève 2025 n°12 « Démarrage tumultueux des relations de Mme Takaichi avec la Chine » du 13 novembre 2025, à (re)lire ici.

Retrouvez la brève de Jean-Yves Colin via le bouton PDF ci-dessus.

Les relations entre Tokyo et Pékin se sont brusquement tendues à la suite de la réponse de la Première Ministre Takaichi Sanae à une question d’un député d’opposition le 7 novembre à la commission du budget de la Diète. Cette dernière a déclaré au sujet de Taiwan : « Si des navires de guerre étaient utilisés et si un blocus naval usait de la force, je crois que cela constituerait une situation qui pourrait être assimilée à une menace pour la survie du Japon ».

Cette déclaration a aussitôt enflammé les observateurs internationaux du Japon et certains commentateurs de presse en France. Ceux-ci l’ont simplifiée en affirmant que le Japon envisageait une riposte militaire, voire une intervention sur le territoire de l’île, ce qui n’est pas exactement le propos tenu ; le terme « menace pour la survie du Japon » est juridique et se réfère à une loi de 2015. Certains y ont vu une magistrale bévue montrant une flagrante inexpérience, d’autres un coup de tonnerre prémédité annonçant une rupture avec les principes pacifistes de la Constitution, et enfin certains – dont le rédacteur de cette Brève – une maladresse dans un contexte de politique intérieure. Mme Takaichi a cherché à corriger son propos le 10 novembre en précisant que désormais elle s’abstiendrait de faire des déclarations explicites en matière de scenarii de sécurité, puis le 26 novembre en qualifiant sa déclaration de faite « à l’improviste ».

 

Sommaire de la brève :

  • En République Populaire de Chine (RPC), cette déclaration a déclenché l’indignation des dirigeants.
  • Le Japon s’emploie à réfuter les critiques chinoises.
  • Dans ce contexte les questions principales sont de savoir jusqu’où la Chine veut aller et réciproquement que peut faire le Japon.

 

Démarrage tumultueux des relations de Mme Takaichi avec la Chine : un mois de tension croissante

 

Photo d’illustration : « 20251031 Sanae Takaichi at the APEC South Korea 2025 (24).jpg », Cabinet Public Relations Office of the Cabinet Secretariat, 31 octobre 2025. Licence : Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0). [Lien]

asiacentre.eu